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Séance de théâtre pour les étudiants de la Licence Humanités d’Angers

Les étudiants en première année de la Licence Humanités sont allés au Quai, théâtre d’Angers pour assister à la pièce « Electre des bas-fonds« , mise en scène par Simon Abkarian.

 

La pièce 

La tragédie d’Eschyle relue à la lumière de ce qu’est, avant toute chose, le théâtre antique : une fresque populaire et jubilatoire. Bienvenue à la grande fête de la poésie, de la danse, de la musique et de la vengeance.

Dans ces bas-fonds où Simon Abkarian situe sa réécriture d’un mythe conté voilà 2500 ans, c’est le premier jour du printemps et on célèbre les morts par des danses frénétiques. Électre, depuis le meurtre de son père Agamemnon par l’amant de sa mère, ne vit plus que dans la haine de celle-ci, complice du crime, parmi ses sœurs de fortune. Seul l’espoir du retour d’Oreste, son frère, la tient debout.
Le chœur, tour à tour femmes et hommes, transcende les personnages principaux, épaissit la tragédie tout en nous témoignant de la misère d’un peuple réduit en esclavage. La musique du trio rock et jazz les Howlin’ Jaws, la chorégraphie autant que la rage, la démesure et, au fond, la condition humaine forment les piliers de cette œuvre fascinante. L’inventivité spectaculaire du plateau participe à cette appropriation du récit par la troupe. Comme sortis d’un coffre à jouets, l’arène se pare de costumes et d’accessoires inventant une mythologie propre à cette fête de théâtre. Aphorismes, images saisissantes, débordements et sagesse caractérisent ce texte en vers libres. Voici donc la tragique histoire des Atrides qui, depuis l’origine de notre civilisation, traverse notre culture avec une intensité jamais démentie.

 

L’auteur 

Simon Abkarian est un acteur, dramaturge et metteur en scène français, d’origine arménienne. Après la pièce, les étudiants ont eu la chance d’échanger avec lui sur sa vision de la pièce, les choix qui ont été faits. Un bord plateau riche en émotions pour les étudiants qui a permis d’évoquer avec Simon Abkarian la noirceur et l’excès de passion surprenant de la pièce. 

Théâtre Licence

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