Comment l’Ircom intègre les enjeux de l’intelligence artificielle et du management dans son cursus communication ?

À l’Ircom, école des Humanités et du Management, l’intelligence artificielle est présente dès la première année de formation, dans les sessions d’apprentissage des techniques de communication. Avec une vision, prônée par l’équipe pédagogique et partagée par beaucoup d’étudiants : celle d’une IA constructive – et non destructive – qui conduit les managers à élever leur niveau d’exigence et à incarner plus que jamais leur rôle stratégique.

La généralisation rapide de l’intelligence artificielle (IA) dans les entreprises a profondément bousculé les repères et suscité des interrogations légitimes, notamment chez les jeunes étudiants, premiers témoins de cette révolution technologique, dont les potentialités et les progressions semblent infinies. Comment envisager l’avenir de certaines tâches intellectuelles et créatives quand un simple outil IA peut désormais en réaliser une partie, accélérer leur mise en œuvre, générer lui-même des contenus, des images et produire des analyses ?

L’IA, une opportunité pour les écoles de communication

Les écoles supérieures comme l’Ircom, dont l’un des cursus vise à former des managers dans le secteur de la communication, ont rapidement intégré cette nouvelle donne à leurs enseignements, avec l’idée de faire de l’IA un outil au service d’une expertise plus solide et d’une réflexion stratégique plus poussée.

Olivier Mathonat, directeur de la formation Management et Communication Stratégique à l’Ircom, ne dit pas autre chose : « L’IA va permettre d’élever le niveau. Elle nous force à prendre conscience qu’il existe un travail bien plus intéressant, bien plus stratégique, que de générer un visuel ou douze lignes de texte interchangeables » (source Le Figaro).

Cette montée en compétence correspond précisément aux fonctions auxquelles prépare l’Ircom. Les cadres issus de sa formation Management et Communication Stratégique sont appelés à piloter la communication de grands groupes internationaux, PME, associations ou structures publiques. Certains exercent chez l’annonceur, au sein même de l’entreprise ou de l’institution dont ils portent la stratégie de communication. D’autres rejoignent des agences, des médias ou des start-up.

Le champ professionnel est donc particulièrement large. En fonction de leurs choix professionnels, les diplômés évoluent dans l’industrie, les services, l’économie sociale et solidaire ou le secteur public. Leur rôle et leurs missions restent pourtant assez proches d’un secteur à l’autre: on attend d’eux qu’ils fixent les orientations de communication, coordonnent les actions et mesurent leur efficacité.

L’IA ne réduit pas cette dimension stratégique ; elle tend au contraire à la renforcer en automatisant une partie des tâches d’exécution.

Faire de l’IA un partenaire stratégique

La formation « Management et Communication Stratégique »de l’Ircom (bac +5), l’intelligence artificielle est abordée dès la première année au sein des sessions d’apprentissage des techniques de communication avec le graphisme, les relations médias, l’écriture journalistique, la vidéo ou encore le web. Ce positionnement permet de ne pas faire de l’IA un outil isolé des tâches traditionnellement humaines, mais d’en faire un appui, un partenaire pour intervenir à différentes étapes de la production et du pilotage des contenus.

Piloter l’IA

Un communicant peut par exemple utiliser l’IA pour faire émerger des pistes de campagne, préparer une trame d’article, décliner un message selon différents supports ou accélérer certaines recherches. Encore faut-il savoir l’interroger correctement. Les étudiants apprennent justement à rédiger des prompts précis, à formuler une demande en fonction d’un objectif, d’une cible et d’un ton, puis à évaluer la pertinence des résultats obtenus.

Il revient ensuite à un professionnel de la communication d’analyser, corriger, hiérarchiser et parfois réécrire les propositions de l’outil. L’enjeu est aussi de préserver une intention, un style et une identité de marque reconnaissables.

Cette approche apporte une réelle plus-value à la formation : elle apprend aux futurs managers à intégrer l’IA dans leurs méthodes de travail sans lui abandonner la décision. La technologie accélère certaines tâches ; la stratégie, le regard critique et la responsabilité du message restent humains.

« Le manager en communication passe d’artisan à visionnaire » ajoute Olivier Mathonat, il n’est pas là pour maîtriser chaque outil, il est là pour avoir la vision d’ensemble, coordonner tous les acteurs, et mobiliser ce que l’IA ne sait pas faire : discerner ».

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