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Trois questions à Augustin Meaudre

Après presque 10 ans à la tête des formations Master Management de la Solidarité internationale et de l’Action sociale et CAFERUIS de l’Ircom, Johan Glaisner a passé la main à Augustin Meaudre. De son côté, Johan occupe désormais la fonction de Directeur général adjoint – Directeur académique.

 

  • Quel est votre parcours professionnel ?Augustin Meaudre

J’ai déjà eu deux temps dans ma vie. Un premier, de 13 ans, comme Officier dans l’Armée de Terre, dans le Sud-Ouest. Le deuxième temps s’est passé en Bourgogne où j’ai posé mes valises et fondé « Genèses« . C’est une association d’insertion pour des jeunes adultes en difficulté, qui ont dû mal à trouver leur place dans la société, qui sortent de structures comme des prisons, des cures de désintoxications, des cliniques… L’association relance les jeunes à travers le travail manuel, le sport, la vie collective et le service des pauvres. L’idée est de proposer un lieu et un temps pour se reprendre en main, se reconstruire, redémarrer sa vie sur de bonne bases. Je l’ai dirigée pendant 6 ans.

Ensuite, une nouvelle page de vie devait démarrer. En famille nous voulions accomplir un vieux rêve : partir en mission en famille avec l’Ordre de Malte à Madagascar. Après plusieurs reports (complication sur place, COVID…), la mission à été annulée. J’avais déjà quitté mon travail ! Il m’a fallu rebondir et trouver une nouvelle histoire à inscrire dans mon parcours.

Je connaissais déjà l’Ircom. Depuis les débuts de Genèses j’accueillais des étudiants de cette école en stage. J’avais donc déjà un œil sur la pédagogie de l’Ircom et la qualité de la préparation des cadres de l’animation sociale.

Quand j’ai vu l’annonce pour la succession de Johan je me suis dit « pourquoi pas ! ». Je ressentais aussi une certaine cohérence : après m’être occupé des jeunes en difficulté, j’allais former ceux qui s’en occuperaient à leur tour. Le parcours de recrutement a confirmé mon intérêt pour ce poste et le projet pédagogique de l’Ircom.

Mes missions actuelles sont : garantir une certaine unité (de l’équipe et de la pédagogie) ; mettre en place les instruments de la croissance intellectuelle des jeunes. Les enjeux changent en permanence dans le monde de la solidarité et de l’action sociale, donc il faut imaginer un programme qui va pouvoir évoluer en fonction des défis de demain.  

 

  • Si vous deviez décrire l’Ircom en quelques mots ?

L’Ircom est une structure chaleureuse et habitée par un esprit particulièrement fort et ardent. Tous ceux qui y travaillent sont concernés par la mission de l’école. Je suis même édifié par la manière dont tout le monde donne le meilleur de lui-même pour réaliser cette mission pédagogique. Il y a une relation avec le métier et la mission de l’Ircom que je trouve très exemplaire. Ici tout le monde fait attention aux autres. Même quand il y a des désaccords, ils sont exprimés de manière délicate, toujours dans le respect de l’autre. C’est vraiment une école qui mérite de grandir. Et je dirais même que c’est nécessaire aujourd’hui parce qu’elle sait préserver ses convictions.

 

  • Quelle était votre vision de l’Ircom avant d’y travailler ? A-t-elle changée maintenant ? 

Ma vision de l’Ircom, avant d’y travailler, était celle véhiculée par les étudiants que je prenais en stage. Quand je voyais la manière dont ils étaient préparés, j’avais l’image d’une école très exigeante, méthodique, structurée et structurante. Cependant je n’avais pas la vision de l’esprit de l’Ircom. Je voyais bien que les étudiants qui venaient en stage étaient épanouis et qu’ils avaient un positionnement juste par rapport à l’action que nous menions : je voyais la pertinence de la formation technique. Mais je ne pouvais pas ressentir l’esprit de l’Ircom à travers eux. J’en ai saisi l’ampleur depuis.

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