Qui est Pedro de Béthencourt ?

Pedro de Béthencourt est né le 21 mars 1621 dans l’île de Tenerife.

Une profonde compassion pour les Amérindiens et les Noirs le décide à 25 ans à s’embarquer pour le Nouveau Monde (Guatemala). Dès son arrivée, il est témoin de la souffrance des esclaves condamnés aux travaux forcés et cherche à améliorer leur situation en prenant sur son propre salaire.

Il choisit alors de devenir un simple frère franciscain et crée un lieu d’accueil pour les sans-abris et les convalescents. C’est ainsi que naît la « Casa Belen » où il recueille des enfants vagabonds, blancs, métis, créoles, noirs. Bientôt y accourent des convalescents pauvres renvoyés des hôpitaux, des étudiants, des étrangers.

Ainsi devient-il le fondateur de la première école gratuite d’alphabétisation d’Amérique centrale et du premier hôpital de convalescence des terres espagnoles d’Amérique. Grâce à des dons, Pedro acquiert des maisons voisines. Pour les autres besoins, il parcourt inlassablement les rues de la ville, sollicitant de l’aide. Il va également à la rencontre des plus aisés de la ville. Enfin, il sollicite la couronne d’Espagne pour construire un autre hôpital, de plus grande taille. La licence royale tant attendue parviendra quelques jours après sa mort.

Le pape Jean-Paul II le canonise le 30 juillet 2002, le prenant comme exemple d’engagement auprès des exclus de ce monde.

En choisissant Pedro de Béthencourt pour le nom de son Institut, l’Ircom souhaite s’inspirer de son action sur trois plans :

Pour son engagement auprès de toute sorte de situations et de détresses, qu’elles soient d’ordre humanitaire après le tremblement de terre ; d’ordre sanitaire en accueillant des convalescents ; d’ordre socioéconomique en accueillant et réinsérant des gens de la rue, des métisses, des esclaves ou d’ordre éducatif et spirituel avec des enfants. Il a même manifesté un grand respect pour l’environnement et les êtres vivants.
Pour la qualité de son écoute, puisqu’il n’a jamais présupposé ni imposé ses modèles d’action, mais il s’est laissé interpeller et inspirer par les nécessiteux eux-mêmes, qui lui ont soufflé les meilleures solutions. Ce fonctionnement est original dans le monde humanitaire actuel.
Pour l’inventivité dont il a fait preuve pour organiser, financer et animer ses œuvres. C’est un bel exemple professionnel.