Amaury Guillem, responsable antenne au Rocher (cursus Lettres et Sciences Po, promo 2004)

Amaury, responsable antenne dans l’association Le Rocher

Amaury garde un très bon souvenir de ses années d’études à l’Ircom. « À l’institut Albert Le Grand, les équipes pédagogiques avaient le souci de me faire grandir et de me positionner. Plein de choses y ont été semées : j’y ai renforcé ma foi, et la connaissance de mon pays, qu’on m’a fait aimer et que je veux transmettre aujourd’hui. » Ses études lui ont aussi permis d’acquérir une culture générale solide, nécessaire pour le métier de journaliste qu’il exercera après l’obtention de sa licence.

C’est effectivement chez Reporters d’Espoirs que commence la carrière professionnelle d’Amaury. C’est une agence de presse qui diffuse des initiatives porteuses de solutions concrètes. Cette expérience porte en germe le projet qu’il mènera avec sa famille quelques années après.

Mais avant cela, le jeune journaliste part s’installer à Bayonne pour reprendre la rédaction de La Semaine du Pays Basque. Le journal local est en train de couler et Amaury parvient, au bout de trois ans, à le relever.

En 2012, un responsable du Rocher, Oasis des cités, association qui s’engage à relever économiquement et socialement les ZUS (Zones Urbaines Sensibles) et à y réduire l’insécurité, annonce à Amaury qu’il recherche une famille responsable d’antenne pour les quartiers sensibles de Marseille. Amaury démissionne de son poste de journaliste et part s’installer avec sa famille au cœur d’une cité HLM. Là-bas, il organise toute sorte d’activités : sorties pendant les vacances, aide aux devoirs, cours d’alphabétisation pour les adultes, accompagnement vers l’emploi.

« Il n’y a plus besoin de partir loin pour aider les pauvres, affirme Amaury. Ils sont dans nos cités. Et nous voulions les rejoindre, un peu comme le pape François, qui allait exhorter les catholiques à aller vers les “périphéries” de notre monde. »

Amaury a écrit un livre sur son expérience dans la cité HLM, Ceux du 11ème étage, aux éditions du Cerf.